** Hollywood Undead - My Black Dahlia*-

** Hollywood Undead - My Black Dahlia*-
____ Stylo et carnet en main, j'ouvris la première enveloppe et commençait à lire les rapports froids et dénués de tout sentiment sur les causes de la mort de chacune des victimes qui, j'en étais persudé, avaient péri sous les coups sadiques et fous de mon père, parfois aidé par son ami et complice Fred Sexton.
Elizabeth Short... Georgette Bauerdorf... Jeanne French... Ora Murray... Je marquai une pause et regardai autour de moi. J'avais cru entendre quelqu'un, ou quelque chose, dans la salle de séjour. Je ne voyais personne, mais je sentais une présence. Non, plusieurs. C'étaient elles, les victimes qui se tenaient debout les unes à côtés des autres, sans rien dire. La douleur et la tristesse me cernaient, comme si ces femmes avaient été rappelées d'outre-tombe, ressucitées par ce que je savais de leurs morts. J'éprouvai le deuil d'existences brutalement interrompues et, la douleur qui avait frappé leur parents et leurs proches me prenant, songeai à toutes les générations affectées par leurs assassinats. Là elles étaient, je le sentais, pour m'aider à ressortir du labyrinthe du Minotaure.
____ Les sentiments qui me vinrent ensuite me submergèrent. Pour la première fois depuis le début de mon enquête, je comprenais que tous ces ravages, que toutes ces douleurs et toutes ces horreurs étaient l'oeuvre d'un seul homme : mon père ! Non, pas celle de quelques suspects que j'avais traqués dans ma carrrière. Non, l'oeuvre de mon père, l'homme qui m'avait engendré et donné mon corps et mon âme. C'était son sang qui se mêlait au mien dans mes veines, son sang qu'inlassablement pompait mon coeur. La colère et la haine me prirent.
____ Ces sentiments se déversant en moi, ce fut comme si on avait brusquement allumé la lumière : toutes ces femmes disparurent. Il n'y avait plus personne ! J'avais rallié le royaume du rationnel. Réelles ou imaginaires, à cet instant je décidai de faire de ces victimes muettes mes muses.

[ Steve Hodel - L'affaire du Dahlia Noir ]
# Posté le mercredi 09 mai 2007 15:09
Modifié le mercredi 16 juillet 2008 16:50

** H 2 O - Still Here*-

** H 2 O - Still Here*-
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I Wish I Was Straight Edge.
# Posté le lundi 30 avril 2007 13:08
Modifié le dimanche 13 juillet 2008 08:50

** Courtney Love - Mono*-

** Courtney Love - Mono*♪-
[ Bientôt un vrai cliché de mon dos fini. ]


© Tatouage = Nadia Tattoo-In
© Dessin = Gaïlla



____Les dieux avaient condamné Sisyphe à rouler sans cesse un rocher jusqu'au sommet d'une montagne d'où la pierre retombait par son propre poids. Ils avaient pensé avec quelque raison qu'il n'est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir.
Si l'on en croit Homère, Sisyphe était le plus sage et le plus prudent des mortels. Selon une autre tradition cependant, il inclinait au métier de brigand. Je n'y vois pas de contradiction. Les opinions diffèrent sur les motifs qui lui valurent d'être le travailleur inutile des enfers. On lui reproche d'abord quelques légèreté avec les dieux. Il livra leurs secrets. Egine, fille d'Asope, fut enlevée par Jupiter. Le père s'étonna de cette disparition et s'en plaignit à Sisyphe. Lui, qui avait connaissance de l'enlèvement, offrit à Asope de l'en instruire, à la condition qu'il donnerait de l'eau à la citadelle de Corinthe. Aux foudres célestes, il préféra le bénédiction de l'eau. Il en fut puni dans les enfers. Homère nous raconte aussi que Sisyphe avait enchaîné la Mort. Pluton ne put supporter le spectacle de son empire désert et silencieux. Il dépêcha le dieu de la guerre qui délivra la Mort des mains de son vainqueur.
____ On dit encore que Sisyphe étant près de mourir voulut imprudemment éprouver l'amour de sa femme. Il lui ordonna de jeter son corps sans sépulture au milieu de la place publique. Sisyphe se retrouva dans les enfers. Et là, irrité d'une obéissance si contraire à l'amour humain, il obtint de Pluto la permission de retourner sur le terre pour châtier sa femme. Mais quand il eut de nouveau revu le visage de ce monde, goûté l'eau et le soleil, les pierres chaudes et le mer, il ne voulut plus retourner dans l'ombre infernale. Les rappels, les colères, les avertissements n'y firent rien. Bien des années encore, il vécut devant la courbe du golfe, la mer éclatante et les sourires de la terre. Il fallut un arrêt des dieux. Mercure vint saisir l'audacieux au collet et, l'ôtant à ses joies, le ramena de force aux enfers où son rocher était tout prêt.
____ On a compris déjà que Sisyphe est le héros absurde. Il l'est autant par ses passions que par son tourment. Son mépris des dieux, sa haine de la mort et sa passion pour la vie, lui ont valu ce supplice indicible où tout l'être s'emploie à ne rien achever. C'est le prix qu'il faut payer pour les passions de cette terre. On ne nous dit rien sur Sisyphe aux enfers. Les mythes sont faits pour que l'imagination les anime. Pour celui-ci on voit seulement l'effort d'un corps tendu pour soulever l'énorme pierre, la rouler et l'aider à gravir une pente cents fois recommencée; on voit le visage crispé, la joue collée contre la pierre, le secours d'une épaule qui reçoit la masse couverte de glaise, d'un pied qui la cale, la reprise à bout de bras, la sûreté tout humaine de deux mains pleine de terre. Tout au bout de ce long effort mesuré par l'espace sans ciel et le temps sans profondeur, le but est atteint. Sisyphe regarde alors la pierre dévaler en quelques instants vers ce monde inférieur d'où il faudra la remonter vers les sommets. Il redescend dans la plaine.
____ C'est pendant ce retour, cette pause, que Sisyphe m'intéresse. Un visage qui peine si près des pierres est déjà pierre lui-même! Je vois cet homme redescendre d'un pas lourd mais égal vers le tourment dont il ne connaîtra pas la fin. Cette heure qui est comme une respiration et qui revient aussi sûrement que son malheur, cette heure est celle de la conscience. A chacun de ces instants, où il quitte les sommets et s'enfonce peu à peu vers les tanières des dieux, il est supérieur à son destin. Il est plus fort que son rocher.
____ Si ce mythe est tragique, c'est que son héros est conscient. Où serait en effet sa peine, si à chaque pas l'espoir de réussir le soutenait ? L'ouvrier d'aujourd'hui travaille, tous les jours de sa vie, aux mêmes tâches et ce destin n'est pas moins absurde. Mais il n'est tragique qu'aux rares moments où il devient conscient. Sisyphe, prolétaire des dieux, impuissant et révolté connaît toute l'étendue de sa misérable condition : c'est à elle qu'il pense pendant sa descente.La clairvoyance qui devait faire son tourment consomme du même coup sa victoire. Il n'est pas de destin qui ne se surmonte par le mépris.

____ Si la descente ainsi se fait certains jours dans la douleur, elle peut se faire aussi dans la joie. Ce mot n'est pas de trop. J'imagine encore Sisyphe revenant vers son rocher, et la douleur était au début. Quand les images de la terre tiennent trop fort au souvenir, quand l'appel du bonheur se fait trop pressant, il arrive que la tristesse se lève au coeur de l'homme : c'est la victoire du rocher, c'est le rocher lui-même. L'immense détresse est trop lourde à porter. Ce sont nos nuits de Gethsémani. Mais les vérités écrasantes périssent d'être reconnues. Ainsi, Oedipe obéit d'abord au destin sans le savoir. A partir du moment où il sait, sa tragédie commence. Mais dans le même instant, aveugle et désespéré, il reconnaît que le seul lien qui le rattache au monde, c'est la main fraîche d'une jeune fille. Une parole démesurée retentit alors : "Malgré tant d'épreuves, mon âge avancé et la grandeur de mon âme me font juger que tout est bien." L'¼dipe de Sophocle, comme le Kirilov de Dostoïevski, donne ainsi la formule de la victoire absurde. La sagesse antique rejoint l'héroïsme moderne.
____ On ne découvre pas l'absurde sans être tenté d'écrire quelque manuel du bonheur. "Eh ! quoi, par des voies si étroites... ?" Mais il n'y a qu'un monde. Le bonheur et l'absurde sont deux fils de la même terre. Ils sont inséparables. L'erreur serait de dire que le bonheur naît forcément de la découverte absurde. Il arrive aussi bien que le sentiment de l'absurde naisse du bonheur. "Je juge que tout est bien", dit Oedipe, et cette parole est sacrée. Elle retentit dans l'univers farouche et limité de l'homme. Elle enseigne que tout n'est pas, n'a pas été épuisé. Elle chasse de ce monde un dieu qui y était entré avec l'insatisfaction et le goût des douleurs inutiles. Elle fait du destin une affaire d'homme, qui doit être réglée entre les hommes.
____ Toute la joie silencieuse de Sisyphe est là. Son destin lui appartient. Son rocher est sa chose. De même, l'homme absurde, quand il contemple son tourment, fait taire toutes les idoles. Dans l'univers soudain rendu à son silence, les mille petites voix émerveillées de la terre s'élèvent. Appels inconscients et secrets, invitations de tous les visages, ils sont l'envers nécessaire et le prix de la victoire. Il n'y a pas de soleil sans ombre, et il faut connaître la nuit. L'homme absurde dit oui et son effort n'aura plus de cesse. S'il y a un destin personnel, il n'y a point de destinée supérieure ou du moins il n'en est qu'une dont il juge qu'elle est fatale et méprisable. Pour le reste, il se sait le maître de ses jours. A cet instant subtil où l'homme se retourne sur sa vie, Sisyphe, revenant vers son rocher, contemple cette suite d'actions sans lien qui devient son destin, créé par lui, uni sous le regard de sa mémoire et bientôt scellé par sa mort. Ainsi, persuadé de l'origine toute humaine de tout ce qui est humain, aveugle qui désire voir et qui sait que la nuit n'a pas de fin, il est toujours en marche. Le rocher roule encore.
____ Je laisse Sisyphe au bas de la montagne ! On retrouve toujours son fardeau. Mais Sisyphe enseigne la fidélité supérieure qui nie les dieux et soulève les rochers. Lui aussi juge que tout est bien. Cet univers désormais sans maître ne lui paraît ni stérile ni futile. Chacun des grains de cette pierre, chaque éclat minéral de cette montagne pleine de nuit, à lui seul forme un monde. La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un coeur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux.

[ Albert Camus - Le mythe de Sisyphe ]
# Posté le lundi 16 avril 2007 12:24
Modifié le lundi 23 juin 2008 09:25

** Misery Signals - An Offering To The Insatible Sons Of God (Butcher)*-

** Misery Signals - An Offering To The Insatible Sons Of God (Butcher)*-
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Tulla Ellice Finklea
8 mars 1921 - 17 juin 2008


C'est un rêve de petite fille qui prend fin, c'est la mort d'une étoile.
Une photo ne saurait pas résumer l'admiration que je porte à cette femme mais j'ai choisis celle ci (en plus du culte cinématographique qu'il y a derrière) par ce que j'ai eu la chance de pouvoir contempler cette robe à travers la vitrine d'un musée il y a quelques années. °
# Posté le lundi 26 mars 2007 05:03
Modifié le mercredi 18 juin 2008 16:11

** Mest Feat. Benji Madden - Jaded (These Years)*-

** Mest Feat. Benji Madden - Jaded (These Years)*-
Il y a un temps et une place, pour chaque chose. Il y a une raison qui fait que certaines personnes se rencontrent. Il y a une destination pour chacun de nous. Quelle est l'explication ? Pourquoi sommes-nous faits ? Toutes ces nuits d'été passées à m'interroger. Tellement de questions posées mais personne pour y répondre. Est-ce que tout irait bien si je partais aujourd'hui ? Saisir ma chance à propos de ce que tu disais et qui était faux ? Je suis blasé, stupide, et moins paumé. Je n'suis pas désolé, et je ne regretterais jamais ces années, si fanées et perdues. Pas désolé. Et je regretterais jamais ces années. Je ne regretterais jamais ces années. Maintenant je m'assieds ici, déjà si loin. Me rememorant tous nos souvenirs. C'est dans ces moments là que je m'ennuies de toi. Me rappellant que nous étions si proches. Je suis blasé, stupide, et moins paumé. Je n'suis pas désolé, et je ne regretterais jamais ces années, si fanées et perdues. Pas désolé. Et je regretterais jamais ces années. Je ne regretterais jamais ces années. [...]

Et dire que j'ai failli oublier qu'on l'avait vu en live =]







Nao-O-ROK 10742
6/08/2005 - 17:52 GMT





Merci pour hier,
merci pour mardi
merci d'avance pour demain (on svoit )
merci pour tous ces moments tous ces fous rires toutes ces conneries toutes ces sorties tous ces concerts toutes ces heures passées sur msn à parler.. de koi au juste
ché pas... mais depuis 2 ans on se lache plus et pas une fois comme tu l'as dja di on a une periode de vide où on s'est un peu perdu dvue...
Ces vacances on s'est trop vu régulierement et honnetement jsens que jme suis rapprochée de toi et ça mfai trop plaisir
ta vuuuuuuuu nao joue les sentimentaleeees
hey
"attention tu parle à nao là"
"euh .. psk tu parles de toi à la 3eme personne mnt..."
niarkniark mdr si jcommence ac les citations mitik on va pas en finir...

bref, tout ça pour te diiiiiiiire que je t'aimeeeeeee même si tu le sais deja.. et qu'on en reparlera mais t'as dis des choses l'autre soir sérieu.. qui m'ont trop touché et j'allais chialer quand j'ai commencé à te dire pk jt'aimais et tout enfin bon on en reparlera vu que tu comprendras surement pas totu dsuite en lisant ça.. jparle de l'épisode bad trip dans la baignoire..

voilà j'ai réfléchi, on m'a assez bien remis en place dernierement et j'ai compris certaine chose..
quoi qu'il arrive tu sais que jsrais là..autant quand c'est pour staper des bonnes bares (muahahahahaha 8-)), pour regarder "le groupe", "edgemont" ou la famille delajungle, ou tintin... ou chanter le generik de malcom ac toi...ou quand ça va pas, t'as bien été là pour moi à tous ces mmts ou j'ai badé... enfin bref tu vois les larmes montent quand j'écris tout ça psk ça mtouche trop, jsuis trop sensible sérieu et hier trop de fois jme suis retenu de pleurer, quand ça va trop mal parfois (et non pas desfois ) jessaye de penser aux rares choses qui me rendent heureuse et jpense à toi, à nous deux notre amitié cmt on s'est connu ou en ai mnt koi... bah ça mremonte et jme dmande vrmt ske jsrai sans toi, ske jfrai, eske j'arrivrai a avoir un minimum d'idées claires... je sais si tu t'en rend compte mais tu m'aide enormemement à garder les pieds sur terre...jrêve trop je fuie ptete la réalité je sais pas si j'en ai peur ou si jsuis vraiment constamment sur un nuage...autant t'es une grande rêveuse...mais t'es aussi super réaliste et tu sais ske tu dis t'a la tête sur les épaules..(koike kan tu mparle de la soi disan existence de romeo et juliette jai du mal à m'en convaincre) (mdr so si tu lis ça)...
jvoudrai être autant là pr toi que tu l'es pour moi et jms jvoudrai kon se perde de vue...(ac ki jv allé a mes concert de Lik...iD moi sinon hein ! )

Ceci était une petite et maladroite déclaration d'amour, je t'aime barbara
"c'est stylé n'empeche les noms barbapapa et barmamama nan?"
so et nao.. : pas dréponses, torp absorbé par le moyen ke va trouvé barpapa pr sauver les balaines des mechants chasseurs....



see u baby
# Posté le lundi 12 mars 2007 16:13
Modifié le mardi 27 mai 2008 16:14